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  • Festival de la BD de la Région de Bruxelles

    Les 11 et 12 septembre, l’Hôtel de Ville de Saint-Gilles (Bruxelles) accueillera le 9ème Festival de la Bande dessinée de la Région de Bruxelles-Capitale. Le Comics Festival Belgium s’ouvrira sur le vernissage de l’exposition consacrée à André-Paul Duchateau (Chick Bill, Ricochet,...) et sur la remise des prix Saint-Michel*, le vendredi 10 septembre à 18h30. Les jours suivants, de 10h30 à 19h, il proposera :

    - plus de 60 auteurs professionnels belges et étrangers,
    - une grande exposition sur André-Paul Duchâteau et la présence de plusieurs de ses dessinateurs,
    - une bourse de collection BD le samedi & le dimanche (dès 9h),
    - des animations diverses,
    - des auteurs indépendants.

     

  • Vie de merde en BD !

    Dès le 25 août sortent les 2 premiers albums d'une nouvelle BD basée sur le phénomène VDM (Vie de Merde), un site français qui désormais s'exporte un peu partout dans le monde.

    T1 - Vie de Merde – les Premières Fois
    En matière d’amour les pires dérapages sont possibles, du premier rendez-vous, aux instants les plus intimes.

    T2 - Vie de Merde - Au boulot
    Les anecdotes les plus irrésistibles sur nos gaffes au travail, lorsque qu’une bourde ou quelques mots suffisent à vous ruiner la journée. Personne n’est à l’abri d’un faux pas.

    Prix : 9,95 €. Images © Jungle/Michel Lafon
    >> Découvrez le site Vie de Merde

     

  • Exposition, la BD : un art du N&B

     

    Plus que quelques semaines pour visiter l’exposition « La Bande dessinée : un art du noir et blanc » qui se tiendra à la médiathèque Jacques Demy (Nantes) jusqu’au 28 août 2010.

    De Milton Caniff à Chabouté en passant par Hugo Pratt ou Tardi, vous pourrez y contempler environ 120 reproductions de planches ainsi qu'une cinquantaine de planches originales, représentant le travail d’une cinquantaine d’artistes qui ont compté dans l’histoire du noir et blanc…

    Pour toutes infos pratiques, suivez le guide !

     

  • André Geerts nous a quittés

    Le papa de Jojo a tiré sa révérence ce mardi 27 juillet 2010. Né à Bruxelles le 18 décembre 1955, André Geerts est décédé à 54 ans alors que le dernier tome mettant en scène le mignon petit bonhomme à la casquette verte – qui avait fait ses premiers pas dans le journal SPIROU en 1983 - était en préparation. André Geerts est également l’auteur de Bonjour, monde cruel (Grand prix de la ville de Durbuy en 1997). Mais il avait aussi prêté son crayon à Pierre Le Gall pour Jabert contre l'adversité et à Sergio Salma pour la série Mademoiselle Louise, laquelle avait reçu le Prix oecuménique de la BD à Angoulême pour son tome 1. La bande dessinée franco-belge perd encore un de ses fleurons tandis que la sortie du 18ème tome des aventures de Jojo est annoncée pour le 1er octobre 2010. Mamy Blues sera publié aux éditions Dupuis.

     

  • Expo Jijé à la Maison de la Bande dessinée

    Qu’est-ce qui relie Jean Valhardi, Jerry Spring, Don Bosco ou encore Blondin et Cirage ? Leur créateur, pardi ! On ne présente plus Joseph Gillain, dit Jijé… Par contre, ce qu’on connaît moins de lui, c’est son goût pour la peinture et la sculpture. Si vous passez par Bruxelles d’ici le 17 octobre, c’est l’occasion de vous familiariser avec le côté clair-obscur du personnage, lequel a laissé à son décès un patrimoine de près de cinq cent toiles... Rendez-vous à la Maison de la Bande dessinée (n°1 boulevard de l’Impératrice à Bruxelles ) pour y admirer ses peintures mais aussi plusieurs sculptures, représentant souvent des membres de la famille Gillain. Vous y verrez Jijé comme vous ne l’avez jamais vu…

    >> Visitez le site de la Maison de la bande dessinée.

     

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Interview : Ceyles repreneur de la série Slhoka

Il y a un an, Adrien Floch nous annonçait la reprise de la série Slhoka par Ceyles. Le tome 4, attendu depuis 6 ans, est donc sorti en mai : l'occasion de faire le point avec Ceyles sur son travail et sur les circonstances de ce changement de mains.
 
1- Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

J'ai eu un parcours un peu épisodique : je dessinais beaucoup étant enfant, et la question n'était pas « qu'est-ce que je vais faire plus tard ? », mais « comment vais-je le faire ? ». Je suis passé par l'école Pivaut de Nantes, qui m'a laissé de bons souvenirs, même si ensuite j'ai galéré. J'ai travaillé un peu dans le graphisme, et fait plein de boulots pendant 10 ans, tout en continuant à dessiner pour moi-même. J'ai fini par atterrir dans le social, où je travaillais de nuit dans une structure fermée. Suite à un changement politique, les postes comme le mien n'ont plus été financés et leur suppression a été annoncée : mon ami Cyril Vincent, coloriste qui travaillait avec Jean-Luc Istin et François Debois, m'a alors proposé de monter un dossier. Je l'ai alimenté avec mes travaux personnels et une semaine après, j'avais J.-L. Istin au téléphone, qui avait aimé et me demandait ce que je voulais faire. Ce contact a débouché sur la série Totem (avec F. Debois et C. Vincent), pour laquelle j'ai signé mon contrat un mois avant la fermeture de mon poste !

2- Comment Soleil en est-il venu à vous confier la reprise de la série Slhoka ?

À l'origine, la série Les Naufragés d'Ythaq devait compter 3 tomes, et Adrien Floch devait enchainer ensuite sur son tome 4 de Slhoka. Devant le succès d'Ythaq, il a décidé de continuer Slhoka sur son temps libre, mais il avait malgré tout trop peu de temps à y consacrer.
Le repreneur envisagé a d'abord été Tony Valente (Les  4 princes de Ganahan), mais ce dernier a signé pour sa nouvelle série Hana Attori. Comme j'avais travaillé avec le frère d'A. Floch sur un autre projet, Adrien avait vu mes planches et c'est ainsi que j'ai commencé à travailler sur la série, avec l'aide d'Ulrig Godderidge. Adrien est resté très présent par ses corrections jusqu'à la 12ème planche, mais il voulait que l'on profite du changement de dessinateur pour réinterpréter les personnages, que je les relooke car ils avaient mal vieillis. J'ai donc été plus libre par la suite, même si je lui envoyais régulièrement les planches pour être sûr que le travail reste à la hauteur des tomes précédents. Il restait présent, mais était moins directif. Je connaissais la série que j'avais achetée en 2005, mais je n'ai vu les planches du tome 4 réalisées par Adrien qu'après mon travail sur l'album.
À l'origine l'histoire était écrite en 3 tomes, c'est Didier Tarquin qui a proposé de développer l'histoire sur 4 albums. Malgré tout ce tome fait exceptionnellement 62 planches, pour boucler convenablement le cycle, alors que les précédents (et les suivants) en faisaient 46. Le scénario n'a pas été adapté pour moi, il s'agit globalement du scénario d'origine sur lequel avait travaillé Adrien.
Ça correspondait bien à ce que j'avais envie de faire à ce moment-là (beaucoup de personnages, d'action, des pouvoirs...). L'accueil au sein de l'équipe s'est bien passé. Je n'ai vraiment réalisé que c'était « Slhoka » et que j'avais intérêt à ne pas me planter que quand la BD est sortie... Le public a suivi et s'intéresse au futur cycle 2.

3- Le public a suivi, mais qu'en est-il de l'accueil critique ?

Eh bien j'ai été assez surpris de constater qu'il n'y a presque plus de presse ou de sites de critique BD. Dans ce qui existe, concernant cet album, j'ai lu tout et son contraire, alors j'ai fini par me dire que si le public était content en dédicace et que la BD se vendait... Si on n'accepte pas les critiques, il suffit de ne pas les lire, l'important est tout de même que les gens en parlent, c'est le signe qu'ils s'y sont intéressés. Et l'essentiel, c'est que la critique soit constructive. Crisse et Marini ne se sont pas faits en un jour. Nous sommes conscients que ce tome 4 n'est pas une finalité en lui-même, et nous espérons que les gens nous suivront sur le prochain cycle.

4- Le nom de la coloriste, Florence Torta, figure sur la couverture à vos côtés : ce n'est pas si courant !

À l'origine c'est C. Vincent qui devait se charger des couleurs. Que le nom du coloriste soit sur la couverture, on y tient ! Le graphisme d'une BD est un travail d'équipe, une savante alchimie entre le travail du dessinateur et celui du coloriste. Quand Florence en a été chargée, elle a bossé comme une malade, la couleur a été faite en moins de 2 mois ! Faire la couleur m'aurait été impossible, il m'aurait fallu tellement de temps pour atteindre son niveau ou celui de Cyril. Je lui demande ce que je dois placer dans mon dessin ou non, car c'est le meilleur de nous deux qui doit s'en charger. Il faut respecter le travail des autres, à partir du moment où c'est fait avec talent, et mieux que moi... Ne faire que le dessin, c'est avoir moins de pression. En revanche je me suis mis à la couleur pour les ex-libris, car les délais de réalisation sont très courts.

5- Quelles sont vos techniques de travail ?

Sur cet album-ci, c'est semi-traditionnel : je crayonne mon story-board en A5, je le scanne et retravaille chacune des cases sur Photoshop. Le crayonné poussé est réalisé sur un A4, puis scanné à son tour. J'agrandis le tout sur A3, pour travailler l'encrage par demi-page, sur le papier de l'imprimante et avec un simple feutre Staedtler. Finalement, l'ordinateur me sert de photocopieuse. Il me permet de travailler sur un bleu et de supprimer celui-ci au scan.
Pour le tome 5, je suis passé à l'encrage numérique, comme pour la couverture du tome 4 : le travail à petite échelle est moins crispé, et c'est un réel gain de temps pour les retouches.

6- Et vos influences graphiques ?

J'aime beaucoup les comics, mais je lis peu de mangas, je les regarde surtout pour les scènes d'action. En BD franco-belge, j'ai été marqué par les premières BD éditées dans la collection Série B de Delcourt : Carmen Mc Callum, Travis, Nash... Je suis également un admirateur du travail de Didier Crisse. Mes dernière grosses « claques » sont venues de Juanjo Guarnido, de la série Skydoll ou encore de T. Valente.
Il faut savoir que sur la couverture de Slhoka 4, j'ai repris les codes d'Adrien : un astre, un monticule, un grand espace de ciel... Chaque couverture devant représenter un « monde » de la série, celle-ci devait au départ représenter le monde des dieux, le Jaïpurna. Mais comme l'ambiance était grise et que la couverture ne serait pas ressortie sur les étals, nous avons choisi un traitement plus classique.

7- Quels sont vos projets ?

Le 2ème cycle de Slhoka est en route, prévu en 3 tomes, et le tome 5 sortira en juin 2011. 10 pages sont actuellement scénarisées, et 6 sont encrées. Cette histoire pourra se lire indépendamment et se passe 10 ans après le 1er cycle. On y retrouve les principaux personnages, d'autres qui ont été développés, et bien-sûr des nouveaux. Ce sera un cycle plus sombre : une paix s'est instaurée entre les 2 grandes puissances que sont la Zéïde et l'Okrane, mais une nouvelle menace apparaît. N'arrivant pas à instaurer la paix, elles font appel à ceux qui avaient sauvé le monde 10 ans auparavant. Mais ces derniers sont devenus des adultes et ont perdu leurs illusions...
Nous préparons également un livre type "art-book" à paraître pour Noël et qui sera le reflet de notre travail et de notre collaboration à tous les 3 sur Shloka. Un certain nombre de travaux (peut-être les premières planches du tome 4 réalisées par Adrien, mes premières planches du tome 5, des ex-libris, des recherches...) seront d'ailleurs présentés dans le cadre d'une expo au festival d'Angers début décembre.
La série Totem ne connaitra quant à elle pas de suite.

8- Vous finissez à peine le marathon de promotion pour cet album, que vous avez relaté sur votre blog, avez-vous une anecdote plus marquante que les autres ?

A Liège, lors d'une séance de dédicace où il y avait beaucoup de monde, un « retardataire » se fait remarquer : quelqu'un du sud (un italien ?), très bavard... On l'entend dire en parlant d'Ulrig Godderidge, assis près de nous, que c'est quand même « sympa de notre part » d'avoir emmené un ami... et il ajoute à l'adresse d'Ulrig « vous n'avez jamais pensé à faire de la BD ? » ? Souriant


Slhoka est © Soleil Productions 2010 - Ceyles / Floch / Godderidge

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