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  • Jeux de gamins à Angoulême

    En janvier 2012, Bamboo Edition publie deux nouvelles séries, Jeu de Gamins de Mickaël Roux et Les Petits Mythos de Philippe Larbier et Christophe Cazenove. Pendant le festival d'Angoulême, les deux dessinateurs seront présent à la Cité internationale de la BD pour animer des rencontres et des ateliers (musée de la bande dessinée, salle Écureuil). Au programme :

    Concours Bamboo : remise des prix et goûter
    Entrée libre
    Mercredi 25 janvier : 16h00

    Atelier créatif “Apprends à dessiner les héros des Mythos avec Larbier “
    À partir de 7 ans.
    Jeudi 26 janvier : 10h00-12h00 / 13h30-15h30
    Samedi 28 janvier : 10h00-12h00

    Atelier Rencontre “Viens nous raconter tes idées les plus farfelues avec Mickaël Roux“
    À partir de 8 ans.
    Jeudi 26 janvier : 15h30-16h30 / 16h30-17h30
    Vendredi 27 janvier : 10h00-11h00-12h00 / 13h30-14h30-15h30

     

  • Ex-libris Agnès Maupré - Milady de Winter

     

     

    Dans le cadre de la publication du 2ème tome de Milady de Winter (éd. Ankama), la délicieuse Agnès Maupré a eu la gentillesse d'illustrer pour nous un très bel ex-libris !

    Imprimé en A4 à 120 exemplaires, N&B, numérotés et signés par l'auteure, vous pouvez dès à présent le demander en pré-commande au prix de 5 euros (hors frais d'envoi). Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter par le biais du formulaire de contact situé en bas de page, ou en cliquant ICI.

     

  • Concours EspritBD - Festival d'Angoulême

     

     

     

    Dans le cadre du festival d'Angoulême, Virus-BD s'associe au blog EspritBD et vous propose de gagner des pass 4 jours pour le festival angoumoisin !

    Vous avez jusqu'au 23 janvier pour tenter votre chance en participant au concours. Cliquez ICI et bonne chance à tous !

     

  • Exposition Sempé - Paris - jusqu'au 11/02

     

     

    Jusqu'au 11 février, signalons aux chanceux parisiens l'opportunité rare de contempler pas moins de 300 dessins originaux de Jean-Jacques Sempé, commentés par l'auteur, à l'Hôtel de Ville de Paris.

    Les travaux présentés traitent de Paris, certes, mais il s'agit aussi d'une vaste rétrospective de l'ensemble de son travail, présenté par thème (le couple, l'enfance, les musiciens, la consommation...) ou par œuvre : Le Petit Nicolas ou encore les fameuses couvertures réalisées pour le New Yorker.

     

  • ACBD : parution du bilan 2011

     

    Le bilan 2011 de l'Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée, concocté par leur secrétaire général Gilles Ratier, est disponible sur leur site. À lire absolument, pour tout savoir de l'état du marché de la BD, connaître la place et le rôle de la sphère Internet dans ce domaine ou bien suivre les plus gros tirages de l'année... Bonne lecture !

     

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Interview : Romuald Reutimann (Cité14)

En 2008 paraissait la "saison 1" de Cité 14, feuilleton BD à 1€ aux éditions Paquet.

Cette année 2011 paraissait aux Humanoïdes Associés la "saison 2", accompagnée de la réédition de la "saison 1". Nous republions, pour l'occasion, l'interview des auteurs que nous avions faite à la fin du premier cycle. En attendant début 2012 la sortie du tome 3 de la "saison 2" de la série... (vous suivez ? ) Affaire à suivre !

Michel est un éléphant qui arrive par un bateau d'immigrants dans la Cité 14. Son passé semble le tourmenter et il ment sur son identité pour pouvoir entrer dans la ville. Obligé de fuir le centre d'examen des immigrants, il se retrouve pris dans une rixe qui le conduit à faire la connaissance d'un castor reporteur au « Telegraph », un certain Hector Mac Keagh. A peine a-t-il emménagé dans l'immense Tour Bambell qu'il doit faire face à des problèmes de racket. Il fait aussi la rencontre de voisins très intéressants : un extra-terrestre et une délicieuse caniche... Super-Héros, mafieux, tueurs à gage, puissants extra-terrestres, voyante, on croise de tout dans cette cité. Les histoires s'entremêlent, la ville n'est que magouilles et corruption... 

Il y a quelques semaines sortait le 12eme et dernier tome de la saison 1 de Cité 14 aux éditions Paquet. Suite à la chronique de cet album, et enthousiasmés par la série, nous avons décidé de contacter Romuald Reutimann pour éclaircir quelques points et vous livrer ici sa vision de la série.

1- Mis à part votre travail sur Valbert, on ne connaît pas grand-chose de votre parcours professionnel, pas même où vous avez appris le dessin. Pouvez-vous nous éclairer ? Comment en êtes-vous arrivé à la BD ?

J’en ai toujours lu et j’ai toujours beaucoup aimé ça. Petit, comme beaucoup je suppose, j’ai recopié à peu près tout ce qui me tombait sous la main, mais je ne me suis jamais vraiment imaginé comme dessinateur et encore moins comme auteur de BD. D’autant plus que j’ai eu autour de moi des camarades qui, à mes yeux, étaient tellement doués que ça me paraissait assez inaccessible.
À des moments différents de mon cursus, je me voyais plutôt faire de l’animation, de l’illustration jeunesse ou de l’art et c’est d’ailleurs cette voie que j’ai emprunté en sortant des Beaux-Arts.
Quand j’y suis rentré, je n’avais aucune intention bien précise quant à ce que je voulais y faire. En fait, je crois que j’en attendais surtout de la liberté. L’accent était mis sur la culture au sens large, on y faisait également beaucoup de modèle vivant, de la perspective, et comme il y avait une vraie exigence dans ces matières j’ai dû comprendre des choses par rapport au dessin à ce moment-là…

2- Que rêviez-vous de faire quand vous étiez petit ?

Rien de spécial, mais je me rappelle fort bien que je voulais aller aux Beaux-arts dès la quatrième, et dès que j’ai mis le nez un peu sérieusement dans l’histoire de l’art je me serais bien vu peintre… Ça me reprend d’ailleurs de temps en temps.

3- Comment avez-vous rencontré Pierre Gabus et comment est né le projet de Cité 14 ?

Nous nous sommes rencontrés dans une galerie d’art à l’occasion de ma seule véritable expo. C’était un travail in situ et Pierre, en tant qu’enseignant, faisait partie d’un groupe en stage d’art plastique qui était venu me voir dans la galerie où je travaillais…
Je ne sais plus trop comment nous avons sympathisé, en parlant de bande dessinée sans doute. Et puis après quelques essais infructueux et la réponse favorable de Paquet, nous avons fini par collaborer sur Valbert.

Cité 14, c’est en quelque sorte un retour d’ascenseur entre nous. Valbert était un sujet, une envie de Pierre vers laquelle je suis allé, et Cité 14 c’est l’inverse. Pierre a fait quelque chose avec ce que j’avais envie de dessiner.

4- Comment qualifieriez-vous le monde de Cité 14, quelles sont les influences qui vous ont aidé à le construire ?

Nous avons eu une approche globale du projet. Nous voulions quelque chose de grand où tout peut arriver, où nous aurions toujours quelque chose à raconter. Nous avons donc tout mis dans une grande ville, tous les genres de personnages propres à la bande dessinée, de sorte que toutes les rencontres et tous les développements soient possibles.
Je suis très admiratif des auteurs qui ont su créer  et creuser leur propre monde. Que ce soit Pratchett avec ses Annales du disque-monde ou Oda avec One Piece, mais aussi Krazy Kat ou Popeye et tant d’autres.
Les mondes créés là sont uniques et ne ressemblent à rien d’autre, ils ressemblent à leurs auteurs qui avancent là-dedans en créant ce dont ils ont besoin au fur et à mesure, tout en restant très cohérents. J’aime bien cette approche. Au départ, ce n’est qu’une bande dessinée de plus, mais au bout d’un certain nombres d’épisodes et d’années, pour peu que la chose évolue correctement et reste passionnante, ça fini par devenir tellement énorme que c’est difficile de ne pas s’y arrêter ne serait-ce que par curiosité.

5- Le scénario se tient bien du début à la fin. Que saviez-vous du scénario au moment de commencer, Pierre Gabus vous avait-il tout raconté ? Quel est votre apport dans la création de ce monde et de l'histoire ?

Je ne sais rien, pas même ce qui suit la page que je suis en train de dessiner, et Pierre est obligé de me prévenir quand il met en place tel ou tel décor qui va resservir ou tel ou tel personnage pour que je fasse attention. Là bien sûr, je lis la scène par souci de fluidité et de cohérence, mais pas plus.
En fait, je ne sais pas du tout où je vais. Par contre Pierre a une vision assez précise des points de passage qu’il a l’intention d’emprunter tout au long de l’histoire.
Mes apports naissent pendant que je dessine, je vois les personnages, je suis avec eux et de temps en temps des idées viennent. J’imagine surtout des rencontres, des développements possibles et des nouvelles pistes qui pourraient être explorées. Il m’arrive aussi de raconter toute l’histoire d’un personnage. J’envoie ça à Pierre qui range le tout dans la « boîte à idée » et il s’en sert s’il en a besoin. Ça peut également être des envies de dessin, des clins d’œil, des références…

6- Après un an, le "marathon BD" est arrivé à son terme avec la sortie du tome 12. Il vous aura fallu dessiner plus d'une page par jour ouvrable pour réussir à réaliser les 272 pages de la saison 1. Est-ce toujours resté un plaisir, avez-vous ressenti de la pression ?

La saison s’est en fait étalée sur 18 mois… nous avions déjà réalisé les 6 premiers épisodes avant de lancer le projet en librairie. Et nous ferons la même chose pour la saison 2. Il nous semble plus important d’assurer une régularité dans la saison que d’offrir immédiatement le début de la deuxième avec les risques de « trous » dans la parution que ça comporterait. Et puis il y a encore tellement de lecteurs qui n’en ont pas entendu parler qu’il faut mettre à profit ce moment entre les deux saisons pour le faire et élargir le nombre d’impatients…

La pression a été presque tout le temps présente, mais je pense que ça vient surtout de mon caractère. À chaque page je me demande si je vais être capable de dessiner assez vite de façon à sortir l’épisode dans le mois. Et d’avoir déjà fait pas loin de 300 pages ne change rien à l’affaire.
C’est assez stressant...

7- Le dessin d'animaux anthropomorphisés ne pose aucun problème pour se plonger dans l'histoire. Mais pourquoi avoir choisi des animaux, d'où vient cette envie ?

Comme évoqué un peu plus haut, c’est une volonté de mélange des genres. C’est la promiscuité de tous ces genres différents de personnages qui est intéressante. Cela permet des croisements (au sens propre comme au sens figuré) qui peuvent créer de chouettes surprises …

8- Selon nous, la mise en lumière et l'utilisation du noir est blanc sont les points faibles de la série, comment les appréhendez-vous ? Êtes-vous d'accord avec nous ?

Oui, je pense que vous avez raison. Je n’ai pas vraiment de noir et blanc. J’ai une approche du dessin plutôt "ligne claire". D’abord la représentation, ensuite la lumière que je traite par une accumulation de traits. Le trait est rassurant et j’ai toujours peur de le perdre dans le noir. Un manque d’audace sans doute.
Mais n’est pas Bernet ou Mignola qui veut…
 

9- Vous arrive-t-il de douter de vous ou d'être blessé par la critique?

Oui les deux, mais il faut bien faire avec… ou arrêter.

10- Pour promouvoir cette série vos divers travaux, vous avez certainement dû vous plier aux joies des dédicaces. Avez-vous une anecdote à ce propos ? Quelle est la chose la plus étonnante, absurde ou drôle qu'on vous ait demandée ?

Je me souviens qu’à une de nos premières dédicaces pour Valbert, un lecteur avait demandé à ce que la dédicace soit faite -en même temps- sur deux pages différentes de deux albums différents. C'est-à-dire qu’il faut réunir les deux albums pour voir l’image complète, à la manière des messages secrets dont on a éparpillé les morceaux. Je crois que lecteur voulait offrir un des deux albums à un de ses amis qu’il ne voit que rarement. Ils ont donc chacun dans leur bibliothèque un Valbert avec un morceau de dessin.

En 2006 Paquet avait invité beaucoup de ses auteurs à Genève pour fêter les 10 ans de sa maison d’édition et j’ai trouvé amusant d’être logé à l’hôtel Cornavin, l’hôtel où Tintin retrouve Tournesol dans « L’affaire Tournesol ».

Et la plus récente, c’était à l’occasion de mon dernier déplacement dans un festival près de Laval. Depuis la sortie du premier « Ulice le lapin » (une série jeunesse également éditée chez Paquet), j’ai été pas mal invité par des médiathèques ou des écoles pour présenter ces albums mais aussi pour présenter aux enfants ma méthode de travail à la tablette graphique. Cette fois, ils avaient vu les choses en grand puisque le vidéo projecteur projetait sur un véritable écran de cinéma. J’ai donc fait une illustration en direct sur un écran de plus de 30m² !!

11- Il se dit par-ci par-là que la saison 2 est déjà en chantier. Pouvez-vous nous le confirmer ? Auriez-vous quelques scoops sur son contenu ?

Si nous gardons l’idée du chantier pour le moment, nous n’en sommes qu’à l’étude de projet, financement, plans, délais…


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Les rééditions de Cité 14 sont © Humanoïdes associés 2011 Romuald Reutimann et P. Gabus

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