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André Geerts nous a quittés
Le papa de Jojo a tiré sa révérence ce mardi 27 juillet 2010. Né à Bruxelles le 18 décembre 1955, André Geerts est décédé à 54 ans alors que le dernier tome mettant en scène le mignon petit bonhomme à la casquette verte – qui avait fait ses premiers pas dans le journal SPIROU en 1983 - était en préparation. André Geerts est également l’auteur de Bonjour, monde cruel (Grand prix de la ville de Durbuy en 1997). Mais il avait aussi prêté son crayon à Pierre Le Gall pour Jabert contre l'adversité et à Sergio Salma pour la série Mademoiselle Louise, laquelle avait reçu le Prix oecuménique de la BD à Angoulême pour son tome 1. La bande dessinée franco-belge perd encore un de ses fleurons tandis que la sortie du 18ème tome des aventures de Jojo est annoncée pour le 1er octobre 2010. Mamy Blues sera publié aux éditions Dupuis.
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Expo Jijé à la Maison de la Bande dessinée
Qu’est-ce qui relie Jean Valhardi, Jerry Spring, Don Bosco ou encore Blondin et Cirage ? Leur créateur, pardi ! On ne présente plus Joseph Gillain, dit Jijé… Par contre, ce qu’on connaît moins de lui, c’est son goût pour la peinture et la sculpture. Si vous passez par Bruxelles d’ici le 17 octobre, c’est l’occasion de vous familiariser avec le côté clair-obscur du personnage, lequel a laissé à son décès un patrimoine de près de cinq cent toiles... Rendez-vous à la Maison de la Bande dessinée (n°1 boulevard de l’Impératrice à Bruxelles ) pour y admirer ses peintures mais aussi plusieurs sculptures, représentant souvent des membres de la famille Gillain. Vous y verrez Jijé comme vous ne l’avez jamais vu…
>> Visitez le site de la Maison de la bande dessinée. -
Bye Bye Mister Frazetta
Frank Frazetta (1928-2010) mort il y a à peine un mois a été l’un des plus grands illustrateurs américain du XXème siècle. Il commence dans l’univers des comics alors qu’il a à peine 18 ans. Il va y faire carrière jusqu’au milieu des années 60 en se faisant un petit nom notamment pour sa collaboration avec EC Comics.En 1964, l’une des couvertures qu’il réalise pour le magazine Mad attire l’œil de United Artists qui lui demande d’exécuter l’affiche de Quoi de Neuf Pussy Cat ? En une seule commande, Frazetta gagne davantage qu’en une année de comics. Sa décision est prise, il va se consacrer uniquement à l’illustration. Sauf que sa renommée d’affichiste est encore à faire. Deuxième coup de chance, les éditions Avon relancent en éditions de poche les aventures d’un héros des années 30 complètement oublié : Conan. La puissance des dessins de l’artiste contribuent au succès de la série.
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Japan Expo 2010
La 11ème édition du festival Japan Expo se déroulera du 1er au 4 juillet prochain, au parc des expositions de Paris-Nord Villepinte.
Rappelons aux réfractaires à la BD nippone que Japan Expo, ce n'est pas que des mangas, des animes, et des jeux vidéo : c'est aussi une présentation de la culture japonaise au sens large avec de nombreuses activités et initiations autour des sports et des arts traditionnels, des conférences ou encore des concerts.
L'occasion de préciser ici que parmi les invités 2010, tous les goûts seront comblés puisqu'on retrouvera aussi bien le fameux groupe d'idols Morning Musume que les 2 fondateurs du groupe star de la scène rock japonaise, X Japan : Yoshiki et Toshi.Côté BD, notons la présence de Tsukasa Hôjô (City Hunter [Nicky Larson], Cat's Eye...), Masakazu Katsura (Video Girl Aï, I''s...) ou encore la jeune Aya Kanno (Otomen).
Plus de renseignements sur http://www.japan-expo.com/fr/ -
Dédicace de Xavier Collette à Kroki

Le Samedi 5 juin de 14h à 17h, Xavier Collette auteur d'Alice aux pays des merveilles chez Drugstore (sur un scénario de Chauvel) dédicacera son album à la librairie Kroki (Angers).
© Drugstore 2010 / Collette / Chauvel
Dossier : Smokey Bear
Après la Finlande, les États-Unis. Après les hippopotames, les ours ! Virus-BD vous propose de découvrir un personnage connu (et apprécié !) de 95% des adultes américains et de 77% de leurs enfants1, preuve qu'il est à la fois immensément populaire mais aussi – un peu – en perte de vitesse. Qui est-il et pourquoi les parents le connaissent-ils mieux que leurs rejetons ? Ces explications méritent un petit retour vers le passé. Embarquez dans le chronoscaphe et projetons-nous en 1942...
Cette année-là, les Américains débarquent en Afrique du Nord, Montgomery stoppe Rommel à El-Alamein, la bataille de Midway fait rage et celle de Stalingrad commence. Dans ce vacarme de coups de canon, dans ce brouillard de poudre et de sang, se passe un évènement aujourd’hui passablement oublié mais qui est l’acte fondateur de notre personnage : les Japonais tentent littéralement de mettre le feu à l’Oregon en y balançant des bombes incendiaires sur les forêts de l’état.
Le gouvernement américain réplique en éditant des affiches appelant la population à mieux prévenir les incendies de forêts. Walt Disney se met de la partie en prêtant aux autorités fédérales le personnage de Bambi, dont le film vient de sortir, qui contribue aussi à cet état de vigilance. Mais Disney, qui a toujours eu le sens des affaires, n’a consenti ce prêt que pour une seule année : il faut donc créer un nouveau personnage qui maintiendra l’alerte auprès du public : Smokey Bear vient de naître.
Sa première apparition sur une affiche date d’août 1944 ; elle est due à Rudy Wendelin qui travaille au Service des Forêts. Il a revêtu un nounours, le fameux Teddy Bear américain, d’un chapeau et d’un pantalon de ranger. Le succès est immédiat. En 1947, ce même artiste, toujours pour le compte du gouvernement, créé l’affiche Only you can prevent forest fires qui se mue rapidement en un seul Only You, parodie du fameux Uncle Sam wants you.
Le succès est tel qu’une chanson à sa gloire grimpe dans les hits américains de 1952. Devant ce succès, le Congrès – chose simplement inimaginable – passe une loi, le Smokey Bear Act, qui fait du personnage une propriété insaisissable du Ministère de l’Agriculture américain. Autrement dit Smokey Bear n’entrera jamais dans le domaine public et les royalties qu’il procure sont directement affectés à la prévention des incendies de forêts.
L’édition américaine se jette sur le personnage en 1955 et publie plusieurs livres pour enfants. À chaque fois, Smokey intervient et sauve des campeurs, des randonneurs, de simples vacanciers et bien sûr les animaux de la forêt d’une totale catastrophe. Dell, qui est alors la plus grande société de comics aux États-Unis, largement devant DC ou Marvel, adapte le héros à la BD dans sa fameuse collection Four Colours. La chaine de TV ABC en fait quant à elle un personnage de cartoons dans les années 60.
Depuis la smokeymania s’est un peu tassée, ce qui explique pourquoi les parents le connaissent mieux que les enfants. Pour autant, le personnage fait vraiment partie de la mythologie américaine et on le retrouve fréquemment dans les parcs américains. Il sert d’équivalent aux flammes vertes, jaunes et rouges que l’on retrouve sur les plages françaises, sauf qu’il indique ici les risques d’incendies de forêts. On le trouve parfois aussi sur les éditoriaux de grands cartoonists américains. Celui de Trever pour l’Albuquerque Journal en 2009 en est un bon exemple.
Personnage désormais immortel ou presque, on doit aussi indirectement à Smokey un autre fameux nounours. En 1957, Joe Hanna et William Barbera, virés de la MGM qui a fermé ses studios d’animation, décident de monter leurs propres studios. Mais au lieu de produire pour le cinéma, ils se tournent vers la télévision. Ceux qui ont animé Droopy et Tom & Jerry – même s’ils ne les ont pas créés – vont lancer simultanément deux dessins animés : Huckleberry Hound (qu’on connaît mieux en France sous le nom de Roquet Belles Oreilles) et Yogi l’Ours. Avouez que quand on compare Yogi et Smokey, il y a comme un air de famille, non ?
Le site officiel de Smokey Bear : http://www.smokeybear.com/
[1] source : Ad Council -2009.
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