Dessin : Pellé Serge
Couleur : Pellé Serge
Genre(s) : Science-fiction, Société
Éditeur : Dupuis
Nombre de pages : 56
Dépot légal : 08/2009
Troisième épisode des aventures des agents Caleb et Mézoké et début d'un nouveau diptyque. L'improbable binôme se voit confier une nouvelle mission : assurer la sécurité de la première rencontre entre Sandjarrs et Humains, peuples respectifs de Mézoké et Caleb, depuis l’agression des premiers par les seconds. Le sommet organisé sur Terre s'annonce sous les meilleurs auspices. Pourtant la mort inexplicable de nombreux poissons dans les eaux malaisiennes va mettre à mal les velléités de rapprochement des deux peuples. En effet, cette épidémie coïncide avec l'implantation d'une colonie d'inquiétants nomades Rapakhuns. Alors, la peur d'être privé d'une des principales sources de croissance économique en raison de l'arrivée de cet étrange peuple extra-terrestre va raviver les sentiments isolationnistes terriens, longtemps défavorables à une entrée dans la confédération inter-planétaire. C'est tout le sommet qui s’en trouve compromis.
On le voit à la lecture de ce résumé, Sylvain Runberg joue avec des thèmes classiques de la science-fiction tout en installant un duo d'agents qui n'est pas sans rappeler Valérian et Laureline. Ce putatif manque d'originalité est largement compensé par de nombreux autres éléments. Ainsi, le scénariste nous propose un monde dense aux civilisations nombreuses et originales. Par ailleurs, il attache un soin particulier à chacun des points de son scénario malgré le format "diptyque" qui, compte-tenu du fait que l'histoire doit être racontée en deux tomes, laisse en général peu de place aux développements ne relevant pas de l'intrigue elle-même. Le contexte géopolitique sert utilement l'histoire, le passé des protagonistes est évoqué et il est même fait référence à la précédente mission. Il convient de relever que cette dernière référence n'apporte rien en l'espèce mais si elle était utilisée à bon escient par la suite, la virtuosité du scénariste deviendrait incontestable.
Serge Pellé fait preuve d'une grande constance au niveau du dessin. Il utilise son trait épais, et simple pour mettre en image l'histoire imaginée par Sylvain Runberg. On relèvera particulièrement la densité des décors, qui parviennent à donner le vertige au lecteur, ou encore la capacité du dessinateur à insuffler du mouvement dans ses planches.
Ce troisième tome correspond à un changement de monde, et donc d'atmosphère, l'action se déroulant dorénavant sur Terre. On retrouve bien les tons pastel propres à la série, mais sur Terre ce sont dorénavant les couleurs primaires qui prédominent sur le gris, le noir et l'ocre. Ces couleurs, qui paraîtront ternes à certains, font ressentir au lecteur le caractère froid, poussiéreux, de cet univers.
Il est souvent difficile de confirmer un premier succès. Ce n’est pas le cas d’Orbital qui s’impose peu à peu comme une série de science fiction incontournable.
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