Tokyo Toybox n°1 : Ume
Scénario : Ozawa Takahiro
Dessin : Seo Asako
Couleur : Seo Asako
Genre(s) : Humour, Société, Manga
Éditeur : Doki-Doki
Nombre de pages : 230
Dépot légal : 10/2008

© Doki-Doki 2008 Ozawa / Seo
Auteur de la chronique : Cain

Devenez le roi du monde avec vos petits plats !

Fin de l'époque d'Edo
Certains samouraïs ne portent pas de sabres,
mais des couteaux à découper
À la loyauté, ils préfèrent la cuisine
Ces guerriers sont les hommes les plus libres de leur époque...
(extrait de la notice du jeu Samurai Kitchen)

Samurai Kitchen est un jeu vidéo action-RPG développé par le Studio G3 où travaille Tenkawa Taiyô. Et c'est dans ce studio que Tsukiyama Hoshino, une as de la gestion, vient d'être mise au placard, elle qui ne connaît rien aux jeux vidéo. D'un côté, Taiyô qui est un passionné, veut toujours rajouter des éléments dans ses jeux, de l'autre, la jeune cadre fait tout pour le forcer à respecter les délais de livraison et tente de renflouer les caisses de la petite société.

Le scénario de Takahiro Ozawa, pour le moins original, nous immerge dans le monde de la création des jeux vidéo. De la petite boîte de sous-traitance à la grande multinationale, il ne semble y avoir qu'un pas. Le point commun de ces sociétés est qu'on y trouve des passionnés, prêts à faire plus ou moins de concessions pour plaire au plus grand nombre. L'univers dépeint ici sera sans doute très familier aux nerds, et geeks de tout poil. L'ambiance y est respectueuse du monde du jeu vidéo, même si on sombre vite dans quelques clichés, comme celui du programmeur, sale, mal habillé et mal coiffé. Ce premier tome se lit sans peine, son découpage est très agréable et l'auteur met en place une intrigue dense entre le petit Studio G3 qui ne manquera pas de décoller et la multinationale Solidus Works.

Le dessin d'Asako Seo est précis et bien régulier, la galerie de personnages bien typés s'accompagne de décors fouillés et réussis, le tout parfois rehaussé par des traits de plume pour donner du corps. Les trames sont principalement utilisées pour créer les ambiances sombres, voire nocturnes des bureaux de la G3, et de manière systématique pour les nombreux contre-jours des corps et des visages. Le style graphique n'est pas figé, il évolue au fil de l'album selon les besoins narratifs.

Fans de la chaîne Nolife vous avez trouvé votre manga ! Drôle, sérieux, intéressant, il met en avant de façon intelligente la face cachée de la culture du jeu vidéo au Japon. À noter aussi que la traduction et l'adaptation sont comme toujours très réussies chez Doki Doki. Sans oublier des fiches personnages sympa et un glossaire plutôt réussi. Et n'oubliez pas : No Game No Life !

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Planche Tokyo Toybox Volume 1 © UME / Gentosha / DOKI-DOKI

Notes







Scénario :
14/20
Simple et efficace, il se densifie au fil du tome.

Dessin :
15/20
Une vraie réussite, et d'une régularité exemplaire.

Couleur/N&B :
13/20
Des trames bien utilisées, les ambiances de nuit sont extra.

Contamination :
15/20
Encore !! J'en veux encore !!

Édition :
12/20
Manga standard, servi par une excellente adaptation.