Lanfeust des étoiles n°8 : Le sang des comètes
Scénario : Arleston, Scotch
Dessin : Tarquin Didier
Couleur : Guth Claude
Genre(s) : Science-fiction, Aventure, Action
Éditeur : Soleil Productions
Nombre de pages : 56
Dépot légal : 11/2008

© Soleil Productions 2008 Arleston, Scotch / Tarquin
Auteur de la chronique : Cain

Voici enfin la conclusion de cette seconde série narrant les aventures de Lanfeust. Le benêt aux mèches noires et ses compagnons doivent trouver le moyen de rejoindre et d'approcher le prince Dheluu, l'affreux pathacelce, afin de le détruire pour sauver la galaxie. Cela sera sans compter sur le perfide Thanos, plus collant qu'un morpion et plus que jamais avide de pouvoir...

L'action est donc, comme toujours, au rendez-vous, même si quelques fils tirés sont un peu grossiers, comme par exemple les mésaventures du fils de Lanfeust qui n'ont pas vraiment de sens et n'auront mené à rien d'intéressant. Les gags et clins d'œil, toujours nombreux, font encore parfois sourire mais plus vraiment rire. Supprimez-les, et il ne reste rien de plus qu'une tripotée de personnages courant en tout sens, dans une histoire dont on a depuis longtemps perdu l'enjeu. Si le concept de Lanfeust des Étoiles était original et promettait d'être un contre-pied intéressant à la série d'origine, ces huit tomes n'auront été qu'une succession de bonnes idées gâchées et d'aventures aussi peu palpitantes que leur découpage est dynamique. Il n'empêche qu'en regard du reste du cycle, peu marquant et particulièrement délirant, cet album-ci semblerait presque sortir du lot et, soyons fous, nous laisser sur une bonne impression.

Les dessins sont fidèles au style de Tarquin. Capable parfois, sur d'autres travaux, d'une certaine finesse et d'une certaine grâce, D. Tarquin fait évoluer son trait vers des personnages de plus en plus simplifiés et caricaturaux, que les nombreux clins d'œil et les nombreuses créatures extra-terrestres à créer n'arrangent pas. L'ensemble manque franchement d'homogénéité et de soin, et on ne peut pas dire, hélas, qu'il se surpasse. Heureusement la couleur vient comme souvent relever l'ensemble. Par l'emploi de tonalités vives et explosives, C. Guth aura su insuffler un peu plus de magie à ces planches et coller au dynamisme général du récit.

Les courageux qui auront tenu le coup jusqu'à ce huitième tome trouveront sans doute leur bonheur dans une fin qui prend un peu à contre-pied ce qui s'est fait dans les albums précédents et laisse aussi la porte ouverte à un prochain cycle qui, nous l'espérons... nous le souhaitons... nous croisons les doigts... nous invoquons l'esprit du Grand Magohamoth !... sera de bien meilleure qualité. Enfin, pour presque 13 euros, vous pouvez trouver beaucoup mieux que du Lanfeust, pas besoin de brûler un cierge.

Notes







Scénario :
10/20
Un des meilleurs albums de cette seconde série de Lanfeust, c'est-à-dire pas très drôle et pas très intéressant

Dessin :
12/20
Tarquin se repose sur ses lauriers et ça se voit.

Couleur/N&B :
13/20
Excellente variété de tons et d'ambiances.

Contamination :
12/20
Je ne peux que déconseiller cette série... mais j'ai sans doute passé l'âge.

Édition :
11/20
À noter que cet album fait 56 pages. Point négatif : des fiches de personnages (et un 4ème de couverture) toujours pas à jour.