Dessin : Jeanty Georges
Couleur : Jeanty Georges
Genre(s) : Fantastique, Action, Ésotérisme
Éditeur : Fusion comics
Nombre de pages : 128
Dépot légal : 02/2009
Voici enfin la suite de la saison 8 de Buffy. Et on peut dire que pour ce tome, ça démarre fort ! Exit les États-Unis et direction le Japon pour la tueuse et toute sa clique. Dans cette épisode, c’est à Tokyo que Buffy et son armée vont devoir affronter une horde de vampires assez particuliers, avec un célèbre personnage que l’on n'avait pas vu depuis la saison 5 : Dracula.
Pour ce troisième épisode, Whedon et Goddard nous offrent enfin un scénario presque digne de la série. L'organisation Crépuscule est mise de coté, mais sans pourtant disparaître totalement puisque le grand méchant en personne rend une petite visite à la tueuse, et il n‘est pas sans rappeler quelqu‘un ! Les flashbacks de la saison 7 sont plaisants à regarder, ancrant de plus en plus la BD comme la suite de la série télévisée, ce que l’on pouvait aisément oublier au vu des nombreux changements. On retrouve également quelques pointes d’humour qui sont rassurantes pour la suite. On est encore un peu loin de celui de la série, mais on s’en rapproche enfin.
Malgré cela, le tout est entaché par la grosse nouveauté dans la vie sentimentale de Buffy. Son rapprochement plus qu'amical avec l'une des nouvelles tueuses laisse dans l'étonnement le plus total. Si la BD prend une tournure plus en rapport avec la série télévisée, cette nouveauté laisse une grosse incohérence avec le passé de la tueuse. Rien jusqu'à maintenant ne laissait supposer un coming out jusque là reservé à Willow. On se demande si c'est une bonne idée et nul doute que beaucoup de fans ne vont pas apprécier.
Mais la meilleure surprise provient du changement de lieu. On retrouve avec plaisir un Dracula que l’on avait découvert avec humour et surprise dans la saison 5. Les vampires japonais et les décors très lumineux de Tokyo sont un véritable souffle d’air frais dans une bd qui tendait vers un côté beaucoup trop sombre depuis le début. On remarque avec plaisir les références célèbres, on est attristé par le rebondissement tragique, on rit, bref on est véritablement transporté avec le "scooby-gang" presque comme lors d’un épisode télévisé. On aurait presque tendance à dire qu'on tient le bon bout, mais "presque" seulement, car un long chemin reste quand même à parcourir pour avoir une « saison » digne de la série télévisée.
Coté édition, on a le droit à de la qualité. Couverture cartonnée, illustrations de Jo Chen toujours aussi somptueuses, un beau papier, une belle épaisseur, une impression sans tache, qui en font un beau livre et un bel objet pour les fans.
Pour plus d'infos sur le dessin et les couleurs n'hésitez pas à lire les deux premières chroniques
>> Chronique du tome 1
>> Chronique du tome 2
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