Giga Tokyo Toybox n°2
Scénario : Ozawa Takahiro
Dessin : Seo Asako
Couleur : Seo Asako
Genre(s) : Humour, Société, Manga
Éditeur : Doki-Doki
Nombre de pages : 192
Dépot légal : 05/2009

© Doki-Doki 2009 Ozawa / Seo
Auteur de la chronique : Cain

Le premier tome de ce nouveau cycle de Tokyo Toybox nous faisait découvrir Momoda Momo, une jeune femme du Kansai qui rêve plus que tout de devenir créatrice de jeu vidéo. Après avoir fait des pieds et des mains pour se faire accepter au sein du studio G3 comme apprentie game designer, elle se prend d'affection pour Taiyô qu'elle considère comme son maître à penser. Nul doute que ces deux-là vont créer des jeux encore plus excitants que Samurai Kitchen et que le caractère exalté de Momo va donner du souci à Tsukiyama Hoshino, la gestionnaire du studio.

Dans ce nouveau volume, Tsukiyama démarche les banques pour financer de nouveaux projets, recherche coupée nette par une proposition de développement conjoint d'un nouveau jeu... Le scénario habile et prenant nous entraine encore un peu plus loin dans le monde du jeu vidéo. Jeux de pouvoir, délais, budgets : les jeux ne sont plus que des produits comme les autres et Taiyô qui veut faire depuis le début des jeux funs, quitte à ce qu'ils ne se vendent pas, à bien du mal à respecter ses principes. Giga Tokyo Toybox est plus mature que ne l'était la première série. Les personnages font de vraies expériences de travail dans le monde des adultes, loin des rêves de gamers de tous les jours qu'ils entretenaient. De plus, l'univers du jeu vidéo est très bien décrit et montre les difficultés des petits studios face aux mastodontes du secteur ainsi que leur incapacité à développer pour les consoles next-gen1 (à cause des coûts principalement).

Le dessin d'Asako Seo est toujours agréable et régulier, les nouveaux personnages sont bien réussis et les coups des plumes rehaussent le trait et lui donnent un peu plus de corps. Exit les ambiances sombres, voire nocturnes, des bureaux de la G3, et même si l'auteur abuse encore des contre-jours sur les corps et les visages la série se passe davantage en pleine lumière du jour.

Passionnés de jeu vidéo, du Japon et gamers, ce manga est pour vous. Documentaire précis sur les coulisses de la création des jeux vidéo ou manga pour les geeks de tout poil, sa voie n'est pas encore complètement tracée, il se cherche encore, quelque part entre shonen2 et seinen3. De même, c'est toujours la bonne surprise de retrouver en guise de couverture, planqué sous la jaquette, le fac similé d'une boite d'un des jeux mentionnés dans la BD. Pour finir, l'éditeur indique sur son site qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu la première série Tokyo toybox pour se plonger dans celle-ci... La question que je poserais c'est : pourquoi ne l'avez-vous toujours pas lue ?

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1 La PlayStation 2, la Xbox et la GameCube de Nintendo sont les consoles de "nouvelle génération", celles qui occupaient les linéaires des magasins et qui ont trouvé leur place dans nos foyers. Quelques années à peine après l'arrivée de cette "nouvelle génération" est arrivée la "prochaine génération" : les consoles Next Gen, avec la PlayStation 3, la Xbox 360 et la Wii.
2 Signifie adolescent en japonais. Sert aussi à désigner un type de manga dont la cible éditoriale est avant tout constituée par les jeunes adolescents, même si les filles en lisent aussi. Il est à opposer au shōjo manga (le manga pour jeune fille).
3 Signifie jeune homme en japonais. Sert aussi à désigner un type de manga dont la cible éditoriale est avant tout constituée par les jeunes adultes (15/30 ans) de sexe masculin, même si les femmes en lisent aussi. [sources : gamekult et wikipedia]

Notes

Scénario :
15/20
Toujours aussi original et prenant, un vrai petit manuel du monde du jeu vidéo.

Dessin :
14/20
Régulier sans grande originalité, l'auteur aurait pu progresser.

Couleur/N&B :
12/20
Une ambiance moins nocturne et plus classique.

Contamination :
15/20
Pour Nerd, Geek et Nolife de tous poils. Passionnés du Japon, vous devriez vous intéresser à cette série.

Édition :
12/20
Adaptation excellente, édition plutôt soignée... mais pas de planches couleurs.



Total des notes :
68%