Wisher n°2 : Féériques
Scénario : Latour Sébastien
Dessin : De vita Giulio
Couleur : Favrelle Christian
Genre(s) : Fantastique, Aventure
Éditeur : Le Lombard
Nombre de pages : 48
Dépot légal : 05/2008

© Le Lombard 2008 Latour / De vita
Auteur de la chronique : Harpye

Saviez-vous que les sous-sol de Londres cachent un sanctuaire dans lequel s'abritent, depuis des siècles, des créatures féériques ? Traquées par le MI 10, une section secrète du ministère de l'intérieur britannique, elles ne sont plus qu'un millier. Cachées à notre regard, leur apparence n'est qu'illusion quand elles se mêlent à la population de la surface... Nigel, escroc au comportement de play-boy, est l'une de ces créatures, mais il l'ignore. C'est un Djinn, un "souhaiteur", le dernier de sa race, et sa puissance suffirait à les sauver tous. Mais sa véritable nature est cachée au fond de sa mémoire, sans doute pour sa propre protection.

Dans Féeriques, Nigel découvre le sanctuaire et sa "faune" protégée par Merlin. Il prend la mesure de ce qu'il est censé être et de ce que l'on attend de lui, à savoir réveiller le Djinn mais aussi apprendre à le contrôler.

Si le propos et le ton, plein de petits clins d'œil amusants, font de ce second volet un objet tout aussi divertissant que le premier, force est de constater que l'intrigue marque logiquement un peu le pas. En effet, immergé dans ce nouveau monde, Nigel découvre peu à peu les raisons de sa présence dans le sanctuaire. Nécessaires à la compréhension de l'intrigue, ces informations ralentissent malheureusement un rythme jusqu'alors enlevé. Heureusement, les événements à la surface relancent la dynamique. Sébastien Latour, auquel on avait pu reprocher l'avalanche d'idées dans Ellis, semble plus en retenue. On dirait qu'il garde pour plus tard certains développements comme celui sur le personnage du "méchant", dont on devine la nature mais pas encore les motivations. Les différentes capacités des nombreuses créatures ne sont pas très exploitées, mais on découvre pas mal de détails sur la plupart d'entre-elles. Nigel se retrouve confronté à de multiples problèmes, aussi bien avec ses alliés qu'avec ses ennemis.

Visuellement, le trait de Giulio de Vita (Le décalogue, James Healer) est toujours aussi agréable. Il a su moderniser des personnages de contes et de légendes, plutôt familiers du look classico-médiéval. Nigel est assez charismatique, et les autres personnages ne sont pas en reste, qu'il s'agisse des fées, de l'inspectrice de Scotland Yard ou de Merlin.
Précisons qu'à l'occasion de la réédition du premier tome dont, rappelons-le, l'impression était complètement ratée, les couleurs, la couverture et la maquette ont été refaites, sans changement fâcheux de format cette fois (contrairement à Ellis). Luminosité et contrastes sont heureusement de retour, et ce tome 2 en bénéficie lui aussi. Le hic vient du fait que, du coup, l'encrage semble un peu sec, mais c'est peu de chose.

Au final, un album plutôt agréable, mais un peu en dessous de ce qu'on pouvait espérer après un surprenant premier tome. On reste charmé par un univers toujours aussi original, qui rappelle par certains aspects le film Cabal (de Clive Barker).

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Notes







Scénario :
14/20
Divertissant et original, malheureusement l'intrigue avance peu.

Dessin :
15/20
Agréable, l'encrage hésitant ne lui rend pas justice.

Couleur/N&B :
14/20
Agréables, lumineuses, classiques.

Contamination :
12/20
Même si on a passé un bon moment, l'album est un peu moins marquant que le précédent.

Édition :
11/20
Rien à dire.