FullMetal Alchemist n°16
Scénario : Arakawa Hiromu
Dessin : Arakawa Hiromu
Couleur : Arakawa Hiromu
Genre(s) : Magie, Aventure
Éditeur : Kurokawa
Nombre de pages : 294
Dépot légal : 03/2008

© Kurokawa 2008 Arakawa / Arakawa
Auteur de la chronique : nesah

Dans un monde où l'alchimie est devenue la science de pointe, Fullmetal Alchemist (FMA) retrace l’histoire des frères Edward et Alphonse Elric. En tentant de réaliser une expérience interdite pour ressusciter leur mère alors qu'ils ne sont que des enfants, nos héros paient cher le principe de "l'échange équivalent" (pour obtenir quelque chose, il faut donner une chose de même valeur) : Edward se retrouve mutilé et Alphonse perd son corps tout entier, il n’est plus qu’une âme enchâssée dans une armure. Au centre de leur existence, une quête majeure, celle de la pierre philosophale et l’espoir de ramener, peut-être, les morts à la vie, ou du moins de récupérer l'intégrité de leur corps.

Dans le tome 16, la narration de la guerre d’Ishbal touche à sa fin, et nos héros prennent la mesure de l’intensité et de l’inhumanité de ce conflit. Après un flashback dans le volume précédent concernant Solf J. Kimblee « l’alchimiste écarlate », celui-ci fait son apparition dans la trame contemporaine. Mais surtout nous découvrons les terres glacées des montagnes de Briggs ainsi que le général Olivia Mira Armstrong, la tyrannique maîtresse de l’endroit. Ce tome marque le retour en force de Scar, qui s’était fait jusque-là très discret. Du point de vue scénaristique, ce tome ne regorge pas de rebondissements, mais s’impose comme une transition, apportant un nouveau décor, et nous enjoint à découvrir quelques nouveaux personnages hauts en couleurs venus renforcer le groupe des protagonistes majeurs de la saga FMA.

L’auteur apporte de la profondeur et de la force à sa série par le biais de la quête de rédemption des héros fautifs, et cette envie légitime de surmonter leur état sans haïr pour autant l’Alchimie elle-même. Hiromu Arakawa possède une approche sensée et finalement réaliste de cette histoire fantastique. Car FMA se distingue nettement d’un shonen classique en ce qu’il est plus mature : on y traite librement de la mort, du racisme, des ravages de la guerre voire de la religion… On notera que l’élément gore est soupesé avec finesse. L’humour, omniprésent dans la série, est relaxant et permet de souffler lors de passages souvent lourds en intensité émotionnelle.

Le dessin d'Hiromu Arakawa reste sobre mais les décors sont soignés et détaillés. L'encrage fin et relativement neutre permet une bonne lisibilité des planches malgré des trames qui nécessiteraient sans doute un travail plus poussé.

Du point de vue de la traduction, on ne peut que saluer le travail cohérent sur l’entièreté de l’œuvre. On appréciera tout particulièrement la non-affluence d’insultes et autres grossièretés qui émaillent souvent les shonens de façon un peu gratuite. La correspondance avec la langue française nécessite tout de même certains ajustements qui déplairont aux puristes.

FMA reste un des bons shonen du moment, malgré certaines carences. Le tome 16 ne déroge pas à la règle, même s'il n'est pas très palpitant, il nous promet tout de même une suite passionnante. Pour 6 euros 50 seulement, il serait dommage de passer à côté.

>> Venez discuter de la chronique sur notre forum

Notes







Scénario :
13/20
Un volume de transition, indispensable pour la compréhension de l’histoire mais non transcendant.

Dessin :
14/20
Le dessin est soigné et s’éloigne des stéréotypes du genre.

Couleur/N&B :
13/20
Le dessin est mal desservi par un tramage très peu contrasté et très plat. Au final, le noir et blanc n’ajoute rien à l’ambiance de l’œuvre.

Contamination :
13/20
Difficile de ne pas le relire. Difficile aussi de ne pas s’émouvoir devant un Scar fou furieux ou un médecin blessé… FMA est une série qui provoque une certaine addiction, ce tome n’échappe pas à la règle.

Édition :
11/20
Un manga standard. La jaquette glacée est plutôt jolie, sans plus. Et comme d’habitude avec les shonens de longue haleine, le papier employé est limite recyclé, mais convient au lecteur moyen.