Monde de Lucie (Le) n°2 : Rester en vie
Scénario : Kris
Dessin : Martinez Guillaume
Couleur : Thomas Nadine, Kness
Genre(s) : Fantastique, Thriller, Drame
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : 104
Dépot légal : 07/2008

© Futuropolis 2008 Kris / Martinez
Auteur de la chronique : Cain

Suite à l'incendie meurtrier d'un centre commercial en plein rush de Noël, deux inspecteurs de la brigade anti-terroriste découvrent au sein d'un institut médical spécialisé dans les traumatismes psychologiques, une fillette ayant miraculeusement survécue au drame. Physiquement indemne, Margaret ne s'éveille de son coma que pour tenir d'obscurs propos en russe. Sacha Iablokov, télépathe surdoué dont on a demandé l'aide, comprend peu à peu qu'elle est habitée par l'esprit d'un puissant poltergeist, avec lequel elle serait entrée en contact grâce à un objet exposé au centre commercial. La fille d'un éminent spécialiste en ce domaine va le mettre sur la piste d'expériences pratiquées sur des orphelines dans la Russie des années 60. Dans un autre coin de la ville, Soledad, une "gamine des rues", recueille Lucie, sortie de nulle part et plongée dans un profond mutisme...

Dans ce deuxième volet du Monde de Lucie, les nombreux flash-back permettent d'en apprendre plus sur Lucie, Soledad et Sacha. Et pendant que l'étau d'inquiétants personnages se resserre autour des deux jeunes filles, Sacha et l'inspecteur Roberval progressent chacun de leur côté dans leur compréhension des événements. Les personnages restent nombreux, et si cette foultitude est plutôt un atout pour l'enrichissement de l'histoire, leurs interactions la rendent parfois un peu difficile à suivre et le rythme en souffre. La relecture du premier volume est fortement conseillée avant de se plonger dans celui-ci, d'autant que les thèses paranormales sur lesquelles est construit le récit sont un peu compliquées, et on espère que tout ça tiendra bon jusqu'à la fin.

Graphiquement, le trait de Guillaume Martinez s'affine par rapport au tome 1. Le style, toujours esquissé, est plus net qu'avant (le rendu semblait parfois un peu bâclé), les visages ont des traits plus réguliers, des contours plus précis. La mise en couleur, toujours aussi douce, remplit son office en facilitant la lisibilité de ce dessin très léger, et c'est sur elle que repose entièrement la mise en place des différentes ambiances, plutôt réussies (si ce n'est un personnage barbu qui semble rajeunir d'une scène à l'autre, à tel point que je me suis demandé si c'était bien le même homme).

Ce second volume confirme donc la qualité du premier, sans relancer l'intérêt non plus. Et on est d'autant plus inquiet que la série doit compter 6 volumes de 104 pages. Alors réussir à tenir le lecteur en haleine sans le perdre en route semble impossible si l'intrigue continue à s'étoffer encore et encore, telle une série américaine délayant son propos jusqu'à l'absurde au risque de se mordre la queue.

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Info de dernière minute : la série devrait compter 2 cycles de 3 tomes. Ceci devrait permettre d'alléger une trame qui pouvait potentiellement devenir indigeste en donnant dès le tome 3, dernier tome du premier cycle, des réponses aux différents mystères.

Notes

Scénario :
14/20
N'oubliez pas de prendre un café et de vous munir d'un Aspro avant de commencer à lire.

Dessin :
12/20
Le trait léger de G. Martinez est agréable mais souffre parfois de son style esquissé.

Couleur/N&B :
13/20
Les teintes douces et les lumières diffuses s'accordent au dessin tout en améliorant sa lisibilité.

Contamination :
12/20
On reste sur notre faim.

Édition :
13/20
Couverture mate, 104 pages, belle impression sur bon papier : la qualité Futuropolis.



Total des notes :
64%