Buffy (Saison 8) n°1 : Un long retour au bercail
Scénario : Whedon Joss
Dessin : Jeanty Georges, Owens Andy
Couleur : Stewart Dave
Genre(s) : Fantastique, Action, Ésotérisme
Éditeur : Fusion comics
Nombre de pages : 128
Dépot légal : 07/2008

© Fusion comics 2008 Whedon / Collectif
Auteur de la chronique : Cain

La couverture de l'album annonce la couleur : "saison 8 inédite", l'histoire se déroule donc après la fin de la série télé. En préambule, un résumé nous remet les idées en place sur les 7 saisons précédentes, riches en événements, d'une série qui a connu des hauts et des bas. Sachant utiliser avec beaucoup d'humour et d'autodérision les codes du genre tout en gardant un fond noir et sérieux, elle nous a gratifiés de quelques épisodes absolument cultes que l'on revoit toujours avec plaisir. Et c'est avec le même plaisir que l'on se rue sur cet album, impatients de savoir ce qu'il est advenu de Buffy et de ses collègues après l'effondrement de Sunnydale.

Les événements contés dans la série avaient pris des proportions de plus en plus énormes, et le scénariste Joss Whedon continue sur sa lancée. Point de répit, on retrouve les différents escadrons de tueuses menés par Buffy et ses comparses à peu près là où on les avait laissés. On retrouve même quelques vieilles connaissances, mais les ficelles un peu grosses laissent penser qu'à ce train-là, on est bien partis pour en revoir d'autres. Exit la fraîcheur et les petits à-côtés qui faisaient tant le charme de certains épisodes, les dialogues sont plutôt sympa mais ne suffisent pas à pimenter suffisamment un début de "saison" à l'intrigue plutôt mince qui nous donne l'impression de tourner en rond. Le tout accentué par un découpage un peu hasardeux et difficile à suivre. Le dernier "épisode" de l'album, distinct des autres et mettant en scène une autre tueuse, n'apporte pas grand-chose sur le fonds, et rien du tout sur la forme.

La forme, c'est le plus gros problème de cet album. Le dessin de Georges Jeanty est assez grossier, et l'encrage trop épais d'Andy Owens anéantit ses maigres qualités. Les principaux acteurs sont plutôt reconnaissables, ce qui est déjà ça (à part la jolie Sarah Michelle Gellar, mais à la décharge du dessinateur il faut reconnaître qu'elle a des traits beaucoup plus passe-partout que les autres), mais le rendu est très irrégulier en qualité et franchement pas très esthétique. Rien à dire sur les couleurs qui font leur office, sans plus. Buffy méritait mieux que ça. Les couvertures réalisées par Jo Chen sont très belles et particulièrement alléchantes, mais par contraste elles font ressortir la faiblesse du dessin interne.

Alors ce tome satisfera-t-il les fans inconditionnels de la série ? Oui, sûrement, parce que le plaisir que l'on a à retrouver ces personnages est indéniable. Le public plus occasionnel pourra s'y risquer, en sachant qu'après lecture il ne reste tout de même pas grand-chose. Quant à celui qui n'a jamais regardé la série, il peut oublier tout de suite, il n'y comprendrait rien. Tout dépendra donc de votre degré de "fanitude".

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Notes

Scénario :
12/20
Le fan devrait s'y retrouver, mais tout juste, l'histoire n'est pas des plus intéressantes.

Dessin :
10/20
Le strict minimum.... Vu la couverture, on espérait mieux.

Couleur/N&B :
10/20
Propres et insipides, l'encrage leur laisse peu de place.

Contamination :
13/20
Attendue par les fans depuis longtemps, cette saison 8 n'est sans doute accessible qu'à ces derniers.

Édition :
12/20
Bon bouquin, un poil cher... On y retrouve les couvertures et couvertures alternatives des comics US.



Total des notes :
57%